Rhum de La Barbade

Si la Barbade est synonyme de plages de sable blanc bordées de rochers noirs et de cocotiers et baignées par une mer turquoise, cette destination de vacances haute gamme et l’escale chic tropicale du Concorde entre 1977 et 2003 est également une destination fétiche pour les amateurs de rhum. Dès la sortie de l’aéroport Grantley-Adams, se succèdent des panneaux publicitaires alléchants sur les marques locales de rhum. Le rhum de la Barbade est un pilier de la culture locale et le célèbre chaque année, fin octobre lors du “Barbados food and rum festival”. D’ailleurs, l’île compte plus de 1500  “rum shop”, des petits bars locaux parfois très rudimentaires où l’on s’arrête prendre un verre. Si le rhum produit ici (essentiellement du rhum vieux) est très populaire, l’île ne compte aujourd’hui plus que 4 distilleries dont la célèbre Mount Gay qui date de 1703, la plus ancienne de la région.

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Histoire du rhum de la Barbade

La Barbade est l'île la plus orientale des Petites Antilles. Ce micro Etat de 430 km2 a pourtant la plus forte densité de population d’Amérique. Si le succès de la pop star internationale Rihanna a bénéficié à son île dès le début des années 2000, la Barbade est également célèbre parce qu' elle est la doyenne dans l’histoire de la distillation caribéenne. Hormis cette antériorité historique, la Barbade est composée de roches sédimentaires calcaires et d’un relief peu accidenté, à la différences de la plupart des îles volcaniques de l’Arc Antillais. 

Les traces d’occupation humaine les plus anciennes de la plus orientale des îles des Petites Antilles remontent au XIIème siècle avant notre ère. Ce sont des Amérindiens kalinago, embarqués depuis le Venezuela qui furent les premiers habitants de ce territoire qu’ils nommaient alors Ichirouganaim.

Toutefois, le paysage humain et économique de l’île va se transformer dès le début du XVIème siècle avec la colonisation de l’Amérique. Escale après la traversée de l’Atlantique, des Espagnols des Portugais et des Wallons y font relâche, mais sans créer d’établissement. Il faut attendre 1625 pour que le Capitaine John Powell revendique la prise de possession au nom du roi Anglais Charles 1er. Rapidement un premier contingent de colons et d’esclaves est installé, de même qu’une gouvernance basée sur la monarchie parlementaire.

Si la culture du tabac, du coton et de l’indigo y sont d’abord développées, elles sont remplacées par la canne à sucre qui est introduite par des Hollandais venant de Pernambouc en 1637. Profitant d’un relief peu accidenté et de terrains sédimentaires, la culture de la canne va se généraliser avec de très bon rendements qui concurrencent les îles pourtant plus vastes de Cuba ou Saint Domingue jusqu’en 1700.

Les premiers rhums produits à la Barbade remonteraient à 1642. Exportée vers l’Angleterre et l’Amérique du Nord sous le nom de “Barbados Water” ou “Kill Devil” l’eau de vie de canne va faire la fortune des planteurs qui optimisent ainsi la rentabilité de l’économie sucrière. Ainsi, en 1709 on compte 1309 plantations. Pour le broyage de la canne, elles s’appuient sur des moulins mûs par le flux constant des Alizés. Mais cette économie de plantation a également un côté obscur car elle s’appuie d’abord sur une une main d'œuvre servile déportée d’Afrique, de même que le rhum est également utilisé dans la traite pour les négociations avec les marchands d’esclaves en Afrique.

A l’abolition les anciens esclaves deviendront salariés et les effectifs seront complétés par des engagés. Mais, comme dans les autres îles de la Caraïbe, l’abolition aura un impact certain sur la production qui perd 40% entre 1736 et 1784. La concurrence de l’Inde et du Brésil va confirmer le déclin du commerce colonial malgré une reprise de la production soutenue par les compensations versée aux planteurs pour l’affranchissement. 

A la fin du XIXème siècle on compte 440 sucreries sur l’île, soit près du double de celles de toutes les Petites Antilles Britanniques réunies. Toutefois, le refus des planteurs de moderniser l’appareil de production entraînera un inéluctable déclin durant le XXème siècle, seulement freiné par les deux conflits mondiaux durant lesquels la production bénéficiera d’un répit, puis d’une rationalisation des sucreries, usines de production de mélasse et distilleries pour finalement n’en conserver que 4. Le seul progrès notable dont les bénéfices se mesurent encore aujourd’hui fut la création de “l’Imperial Department of Agriculture” spécialisé dans la recherche de nouvelles variétés de cannes.  

Rhum de la Barbade : les distilleries aujourd’hui

Aujourd’hui on compte 4 distilleries en activité équipées de colonnes continues et d'alambics à repasse ou pot stills qui produisent d’excellents blended rums. Mount Gay est certainement la plus célèbre, mais il faut également compter avec W.I.R.D (West Indies Rum Distillery), Foursquare et la distillerie St. Nicholas Abbey, moins connue des francophones. 

Foursquare

La distillerie Foursquare a été fondée en 1996 par Richard Seale, le descendant de Reginald Leon Seale, qui était un assembleur de rhum à la Barbade. La distillerie a été construite sur l’ancienne sucrerie du même nom. 

Au fil des années, la distillerie Foursquare est devenue l'une plus respectées de la Barbade et des Caraïbes, grâce à la qualité de ses rhums et à l'engagement de Richard Seale en faveur de l'innovation et de la qualité. La distillerie a remporté de nombreux prix pour ses rhums, et est souvent saluée pour sa capacité à produire des rhums de caractère et de qualité qui reflètent le terroir unique de la Barbade. 

Parmi les rhums qui y sont produits, on retrouve entre autres les marques Doorly’s, RL Seale, The Real McCoy.

West Indies Rum Distillery (WIRD) 

La WIRD est l'une des plus anciennes distilleries de rhum de la Barbade, et a été fondée en 1893. Elle produit une gamme de rhums de différents âges et de différents styles, qui sont souvent utilisés pour la production de blends de rhum ou pour l'embouteillage sous d'autres marques.

Elle produit du rhum de mélasse, qui est fermentée et distillée dans des alambics en cuivre traditionnels. La distillerie utilise également des fûts de chêne pour le vieillissement, qui peuvent être neufs ou ayant déjà contenu du bourbon ou d'autres spiritueux. Elle produit les marques de rhum Stade’s et Plantation.

Saint Nicholas Abbey

Ce domaine, qui a vu le jour en 1658, était initialement spécialisé dans la production de sucre, dont les sous-produits étaient revendus à d'autres distilleries de l'île. En 2006, la famille Warren a acheté cette propriété de 162 hectares pour en faire la quatrième distillerie de l'île. Depuis le début, l'objectif de Larry Warren, le propriétaire, a été de créer un rhum de qualité exceptionnelle et de renommée internationale. Il a été aidé pour cela par Richard Seale dès le début. 

Mount Gay

Située au nord de l’île, cette distillerie qui date de 1703 est la plus vieille distillerie au monde encore en activité. C’est Trudiann Branker, maître de chai depuis 2019 formée par le légendaire Allen Smith, qui opère aujourd’hui sa magie au sein de la distillerie. 

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